samedi 20 septembre 2008

Puente la Reina, nouveaux décors

Bonjour,

Une étape de 24km de Pamplona à Puente la Reina, la ville où se rejoignent toutes les routes de Saint-Jacques, celle d'Arles arrivant ici par le col du Somport.

Nous avons commencé la journée de bonne heure, en assistant vers 6h30 au ballet des nettoyeurs de rue et en étant interpelés à la sortie du refugio de pelegrinos par 4 Espagnols et Espagnoles qui finissaient leur soirée de bon matin, un verre de bière à la main, et qui voulaient nous demander pourquoi nous faisions le Chemin. Ensuite, petit-déj' délicieux et consistant dans la seule cafétéria ouverte de si bonne heure.
Nous sommes en route vers 7h15, sortie de ville paisible, puis montée vers Cizur Menor, avant enfin de quitter le bitume pour prendre des chemins ascendants vers la sierra del Pedrón. On entre dans un paysage de grands champs ouverts, de collines dégageant un vaste horizon ondulé, presque nues de végétation. La montée est très belle jusqu'au col, avec des églises en pierres rouges et de style roman plantées sur les hauteurs ; la descente vers l'autre versant à l'ouest donne un large panorama mais est plutôt sportive, caillouteuse et relativement longue et raide.
La suite de la journée voit la température monter. Pause café à Urtega, traversée de petits villages aux façades de maisons imposantes, en géneral un vaste porche en pierre fermé par de belles portes en bois et ferronnerie comme entrée, et toute la façade close sur une intériorité que l'on imagine fraîche et secrète.

A Puente la Reina vers 14h30, nous nous inscrivons au refugio de pelegrinos pour 5Euros. Pas d'immenses dortoirs ici, mais des chambres de 6 à 12 lits, pour une capacité totale de 80 places environ. L'endroit est agréable et confortable, avec un jardin, et aujourd'hui le linge devrait sécher vite et bien.
A Puente la Reina, très beau porche de l'église de la Crucifixion, et bien sùr le pont que nous traverserons demain.
L'option de la soirée devrait s'orienter vers un achat collectif à l'épicerie et vers une cuisine au gîte plutôt que vers le menu pèlerin. Puis repos rapide, il y en a besoin.

A plus tout le monde,
Sylvain

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Coucou Sylvain,
Je suis à Palaiseau pour le weekend et c'est donc ici que je découvre la suite de ton périple. Que tes photos sont belles !!! Je sens que tu vas continuer à découvrir des paysages magnifiques et des "bels gens". Eve Ruggieri est en train de brailler dans mes oreilles à la télé, du coup, j'ai un peu de mal à me concentrer. Je te passe ta mère et t'embrasse bien fort.
Eh oui, nous avons les 2 jeunes depuis hier fin après-midi, dont Denis avec une bonne grippe.
Laurence et Florent devait passer avec les filles, mais là aussi les nez, oreilles et gorges sont atteints.
Comme vient de me dire Céline, arrête de te plaindre avec tes pieds!!!
Nous espérons vraiment que cela s'arrange et que les kilomètres ne te soient pas trop pénibles à parcourir.
A très bientôt de te suivre dans ton aventure et admirer tes photos.
Bises de nous 2.

Anonyme a dit…

Pour ma part, il me semble que tu ne te plains plus de tes pieds depuis un bon moment. N'hésite pas à nous dire si tu as de vrais problèmes de santé. Il me semble que ça a l'air d'aller! Ici, je te disais dans mon précédent message qu'il fait froid. En effet, on met facilement un gilet. Il fait souvent 8°C le matin, mais l'après-midi ensoleillé nous apporte un 19°C bien appréciable. Je souhaite effectivement bon courage à tous ceux qui on déjà pris un coup de froid.
Ce week-end, nous avons eu du soleil avec pas mal de vent. Hier, nous sommes allés nous promener avec nos deux petites nièces à travers champs, ce qui était fort agréable, et puis aujourd'hui, promenade autour de l'étendue d'eau de la plaine de Balizy, à côté de chez nous (tee-shirt!). Nous avons pris les jumelles car cela fait quelques temps que nous observons un héron cendré qui a dû s'installer ici cet été avec ses futurs petits, quand il n'y avait pas trop de monde pour le déranger. Après ça, petite sieste tranquille dans le salon, avec la douceur du soleil qui passe par la baie vitrée.
Je vois qu'il y a des jaloux : qu'à cela ne tienne, s'ils veulent partir, qu'ils aient le courage et la ténacité que tu as eue pour économiser toutes ces journées de congé, et se prendre en main! Allez, du courage, on en a tous besoin pour continuer la route avec notre soleil interne à 37°C. Et si ta route, Sylvain, se fait plus légère et plus facile, Alleluia!
Quand nous mettras-tu quelques photos?
Surtout, continue à nous faire envie, ça réveille le pèlerin qui sommeille en chacun de nous!
gros bisous,
Fabienne

Anonyme a dit…

Bonjour Sylvain, j'espère que tu as profité de ces moments de calme pour te ressourcer. Tu nous donnes l'impression d'un pélerin plein d'allant, ton moral semble au beau fixe et ton humeur joyeuse. Nous sommes toujours avec toi par la pensée et nous te souhaitons bon courage pour la suite de ton chemin, mille bises et à bientôt,
Geno et Jean

Anonyme a dit…

Très cher cousin. Me revoilà. Toujours pressée et heureuse de découvrir de nouveaux messages. Par moment je me sens un peut comme dans "Les piliers de la terre" quand j'imagine ce que tu découvre chaque jour. Je suis toujours enchantée de voir que tu as vraiment beaucoup de plaisir et te souhaite une très bonne suite de ton voyage espagnol ! Gros gros bisous et à très bientôt de te relier...

Cesco a dit…

La route vers Compostelle qui emprunte le col du Somport fut longtemps appelée « Camino italiano » car de nombreux pèlerins en provenance d’Italie la parcouraient (via grosso modo, ce que l’on appelle aujourd’hui la « Via Tolosana »).

En fait, les pèlerins se croisaient sur cette route : pas seulement à cause du fait que chacun devait bien rentrer chez soi après s’être rendu à Saint-Jacques, mais aussi parce que Rome drainait un très grand nombre de pèlerins, surtout à partir de l’instauration du premier jubilé à Rome par Boniface VIII en 1300. Et en particulier des pèlerins de la péninsule ibérique.

Se superposant au faisceau convergent de routes vers Compostelle, un autre faisceau de routes conduisait à Rome, comme on peut le voir sur cette carte dressée d’après les témoignages de pèlerins du Moyen Âge.

Parmi ces chemins, la Via Francigena ou « voie des Français », qui n’est pas une route unique, mais un ensemble de parcours pour les pèlerins vers Rome (roumieux) venant de France et du sud de l’Allemagne actuelle. Un de ces multiples parcours connaît depuis plusieurs années une popularité grandissante : celui que consigna l’évêque anglais Sigéric durant son pèlerinage qui le mena de Canterbury à Rome en 990.