Bonjour,
Après 31km depuis Cahors, ce gîte nous avait été recommandé et il est en effet très accueillant, très agréable. La 1/2 pension promet un repas de qualité, alors que les pauses repas du midi se font peu à peu plus expéditives et légères - autant dire que j'ai déjà faim. C'est assez drôle parce que se trouvent réunies ce soir tout un tas de personnes que j'ai déjà rencontrées précédemment : Henri, le Néerlandais de Maastricht ; Freddy, le Vendéen que j'ai revu aujourd'hui en cours de route après sa variante de deux jours sur les rives du Célé ; deux dames avec lesquelles j'avais dîné le 1er soir à Figeac et que j'ai donc rattrapées ; Siegfried et Helmut, un couple autrichien que je vois depuis l'étape précédant Conques et avec qui j'ai parlé davantage depuis Cajarc ; et puis Stefan, compagnon de marche depuis bientôt deux jours. Quelle tablée cela va faire !
Cahors a été une étape qui m'a beaucoup plu, une vieille ville très concentrée sur son centre, assez décrépite, il faut le reconnaître, mais avec de jolis édifices, immeubles et portes du Moyen-Age et de la Renaissance. L'accueil est très bien organisé, avec un point dès l'ancien bâtiment d'octroi du pont par lequel on entre dans la ville. Hier, par 35°C à l'ombre vers 15h, trouver un endroit tempéré, une boisson fraîche et des biscuits, ainsi que d'emblée un plan de ville et une orientaion pour se loger était chose très appréciable. Le soir, avec Stefan et Françoise, une dynamique ancienne prof de lycée qui vit près de Fougères, nous sommes allés manger dans un petit resto au menu à 15E, mais tout à fait frais et gastronomique par ses produits et son chef ; cela s'appelle le Bergougnioux, et si vous passez à Cahors, ne manquez pas le foie gras maison arrosé d'un petit Cahors (perso, j'ai pris soupe froide de tomates et basilic, excellente, mais on m'a fait goûté).
Départ ce matin vers 7h15, nous avons vu le soleil orangé se lever sur un ciel déjà voilé. Bientôt, à cette heure-ci, il fera encore sombre et presque nuit. La saison s'avance doucement ; les mûres mûrissent dans les fourrées, les tournesols font grise mine avant d'être récoltés, j'ai commencé à voir des rangées de vignes.
Aujourd'hui, les tendons de mes talons ne se sont pas beaucoup faits oublier, le gauche étant à présent plus sensible que le droit. Je commence à me dire que si cela ne s'arrête pas, depuis une dizaine de jours, c'est que cela s'aggrave, et que si cela s'aggrave, il va bien falloir que cela cesse. La conclusion, c'est qu'évidemment je suis sans doute parti du Puy avec des étapes trop longues, et que l'effet s'en fait sentir depuis. Les deux jours à venir sont plus calmes, 23km demain puis une étape de 16km mardi pour arriver à Moissac et prendre le temps de visiter le cloître. La possibilité d'arrêter est ouverte, cela dépendra de la façon dont cela évolue. J'ai convenu que si cela ne m'était plus un plaisir, j'arrêterais sans regret, avec l'impression déjà de nombreuses bonnes expériences, de bien des choses apprises et, qui plus est, avec des envies et des projets avivés. Mais on n'en est pas encore là ; mon intention est plutôt de continuer à avancer.
Je vais maintenant aller me reposer une heure en profitant du calme du gîte et en lisant un peu, avant le dîner. J'espère retrouver mes jarrets après les deux jours plus calmes à venir.
A bientôt,
sans doute depuis Moissac,
Sylvain
dimanche 31 août 2008
samedi 30 août 2008
Cahors, foyer des jeunes.








Bonjour,
Les deux derniers jours, entre Cajarc et Cahors, ont continué dans le même genre de paysages que précédemment, plus un maquis qu'une guarrigue, en fait, car bien boisé dans l'ensemble. Ce sont des paysages très sauvages ; aujourd'hui par exemple, le chemin s'est évertué à éviter les villages et pratiquement toute habitation, si bien que vers midi, j'ai craint manquer d'eau. Heureusement, près d'un terrain de foot, environ 8-9km avant Cahors, les locaux étaient ouverts pour accueillir les marcheurs et il y avait un robinet extérieur, j'ai pu refaire le plein. Autre chose à quoi faire attention dans cette portion du trajet, ne pas se perdre : le balisage est toujours aussi bien fait, mais les petites routes traversées se ressemblent tant, il y a tant de chemins forestiers de traverse, les sous-bois et les murets de pierre, ceints de grillage à moutons et de panneau "Chasse réservée" sont si semblables qu'une inattention peut vous faire facilement vous égarer.
Sinon, cette traversée me laissera de magnifiques souvenirs. Les journées sont très chaudes ; partant assez tôt, j'arrive vers 15h et j'évite le pire de la chaleur.
Hier, entre Cajarc et Bach, environ 30km, quatre moments ont rythmé la journée : 1 à 2h de marche boitillante à cause de mon talon droit et le temps de chauffer la machine ; une pause café vers 11h30 à Limogne sur une place méridionale ombragée, toute bariolée et très animée - il y avait bien 20 à 30 personnes à la terrasse, des gens faisant des courses, discutant, s'interpellant ; le moment du pique-nique (voir la photo avec le sac) pour lequel je me suis perché sur un muret, avec ombre et air à la fois - un papillon aux ailes bleues à voleter 10 bonnes minutes autour de moi, s'est un moment posé sur mon index pour se nourrir de quelques sels sans doute ; et puis la dernière heure, il commençait à faire bien chaud, après 14h, mais j'étais bien et je sentais mes jambes filer. Bonnes impressions
Aujourd'hui, jusqu'à Cahors, environ 27km. Les traitements pour les tendons ont l'air efficace ; je verrai d'ici quelques jours. L'hébergement de la nuit a été tout en simplicité et en générosité ; j'ai pu me reposer, nous avons discuté, partagé un agréable repas léger et parfumé à la fraîcheur, au pied d'un escalier de pierre. Le soir, j'ai pu écouter un peu de musique sur le radiocassette, une bonne sélection de Nougaro, dont Mai (un, deux... "Mai, mai, mai Paris, mai, mai, mai Pari-i-is") et Neige, un peu de Bach, et puis lire quelques lignes par curiosité de livres présentés, Jakob Boehme, Jaladullin Rumi (excusez pour l'orthographe), Maeterlinck, Colette (cela devrait aller pour l'orthographe). Ce matin, je suis parti comme un écolier de 1900 ou peut-être encore de 1950, avec des amandes dans la poche de mon short. C'était une belle rencontre.
L'arrivée à Cahors aussi s'est bien passée. Sur la route, rencontre de Stefan, un Allemand de Fulda, et nous avons trouvé ensemble à nous héberger dans le centre, en ce foyer, et nous allons dîner aussi ensemble.
Bon, j'essaye de vous envoyer des photos dans le temps qui me reste.
Bon week-end à tous,
A bientôt,
Sylvain
jeudi 28 août 2008
Cajarc, magnifique journée
Bonjour,
J'ai touvé un point Internet assez cher, 1E. les 10min., qui ne me permet pas de vous envoyer les photos du jour et me laisse un temps limité.
C'était une étape entre Figeac et Cajarc, environ 28km, départ un petit peu avant 8h, arrivée peu après 15h. Il est bientôt 17h, la douche est prise, le linge étendu au soleil ; avant de vous écrire, je me suis désaltéré d'une bière banche citronnée sur un fonds de musique pop selon le programmation de MTV. J'aurai ensuite quelques courses à faire pour la soirée et le petit-déjeûner de demain matin, à m'occuper un peu de mes pieds, toujours relativement indolores. J'ai vu qu'à cette étape une messe était proposée à 18h30 le jeudi soir ; je ne les cherche pas mais quand les occasions se présentent, je m'y rends, donc j'irai. Puis repas avec les quelques autres marcheurs du gîte communal, et repos.
Aujourd'hui, le chemin était magnifique. Après les 2 étapes précédentes un peu plus ternes et urbanisées, la partie du Lot ici traversée renoue avec des paysages sauvages, des panoramas boisés impressionnants, des sentiers d'ombre et de lumière tout isolés. D'autant qu'après un départ en compagnie de Freddy, il m'a rapidement distancé et j'ai marché en solitaire une bonne partie de la journée.
La végétation, par ici, est plus sèche ; les forêts recouvrent les collines mais les arbres, des chênes, des bouleaux, des noyers, sont plus fins, moins élevés. J'ai dû voir un figuier aussi, d'autres fruitiers et de premières vignes. Les habitations, les longs murets qui longent les sentiers sont d'une pierre gris clair, quasi blanche, qui doit être un schiste ; la terre quand elle est apparente est rouge. Le paysage est comparable à une guarrigue, je dirais.
L'arrivée sur Cajarc aussi était très belle, par un coteau presqu'en falaise, plongeant sur la vallée du Lot, à cet endroit élargie. La ville est de ces villes méridionales dont le centre est cerné par une rue circulaire, autour de l'église et d'une place du Foirail (je ne suis plus sûr de l'orthographe), avec des places blanches, d'autres ombragées.
Je suis bien content d'avoir repris la route. Dans la journée, je me suis dit quelque chose comme : le chemin et la marche nous font expérimenter la possibilité simultanée de la séparation et de la continuation. Réflexion assez réconciliée je trouve.
Merci de ne pas m'avoir fait remarquer mes deux erreurs d'hier : Figeac est sur le Célé et non sur le Lot ; et je n'en suis qu'au 1/5e voire au 1/6e de mon parcours, donc assez loin du 1/4.
Demain, distance dépassant les 30km, mais j'ai la chance d'être accueilli chez la mère d'une amie. Jolie idée et perspective, merci d'avance et quelle belle région effectivement !
Et je devrai être sur Cahors samedi soir.
Bien, bonne fin de journée à tous,
A la prochaine,
Sylvain
J'ai touvé un point Internet assez cher, 1E. les 10min., qui ne me permet pas de vous envoyer les photos du jour et me laisse un temps limité.
C'était une étape entre Figeac et Cajarc, environ 28km, départ un petit peu avant 8h, arrivée peu après 15h. Il est bientôt 17h, la douche est prise, le linge étendu au soleil ; avant de vous écrire, je me suis désaltéré d'une bière banche citronnée sur un fonds de musique pop selon le programmation de MTV. J'aurai ensuite quelques courses à faire pour la soirée et le petit-déjeûner de demain matin, à m'occuper un peu de mes pieds, toujours relativement indolores. J'ai vu qu'à cette étape une messe était proposée à 18h30 le jeudi soir ; je ne les cherche pas mais quand les occasions se présentent, je m'y rends, donc j'irai. Puis repas avec les quelques autres marcheurs du gîte communal, et repos.
Aujourd'hui, le chemin était magnifique. Après les 2 étapes précédentes un peu plus ternes et urbanisées, la partie du Lot ici traversée renoue avec des paysages sauvages, des panoramas boisés impressionnants, des sentiers d'ombre et de lumière tout isolés. D'autant qu'après un départ en compagnie de Freddy, il m'a rapidement distancé et j'ai marché en solitaire une bonne partie de la journée.
La végétation, par ici, est plus sèche ; les forêts recouvrent les collines mais les arbres, des chênes, des bouleaux, des noyers, sont plus fins, moins élevés. J'ai dû voir un figuier aussi, d'autres fruitiers et de premières vignes. Les habitations, les longs murets qui longent les sentiers sont d'une pierre gris clair, quasi blanche, qui doit être un schiste ; la terre quand elle est apparente est rouge. Le paysage est comparable à une guarrigue, je dirais.
L'arrivée sur Cajarc aussi était très belle, par un coteau presqu'en falaise, plongeant sur la vallée du Lot, à cet endroit élargie. La ville est de ces villes méridionales dont le centre est cerné par une rue circulaire, autour de l'église et d'une place du Foirail (je ne suis plus sûr de l'orthographe), avec des places blanches, d'autres ombragées.
Je suis bien content d'avoir repris la route. Dans la journée, je me suis dit quelque chose comme : le chemin et la marche nous font expérimenter la possibilité simultanée de la séparation et de la continuation. Réflexion assez réconciliée je trouve.
Merci de ne pas m'avoir fait remarquer mes deux erreurs d'hier : Figeac est sur le Célé et non sur le Lot ; et je n'en suis qu'au 1/5e voire au 1/6e de mon parcours, donc assez loin du 1/4.
Demain, distance dépassant les 30km, mais j'ai la chance d'être accueilli chez la mère d'une amie. Jolie idée et perspective, merci d'avance et quelle belle région effectivement !
Et je devrai être sur Cahors samedi soir.
Bien, bonne fin de journée à tous,
A la prochaine,
Sylvain
mercredi 27 août 2008
Figeac-les-Bains : des pieds, des sandales et des vaches.





Bonjour,
Devinez où je me trouve ?...
Ah, ah... à Figeac. Et oui, ce n'est pas une impression de déjà lu, mais j'ai choisi ce matin de faire une journée de pause, pour reposer les tendons d'une part, parce que d'autre part une ampoule fermée mais un peu rouge derrière un ongle m'inquiétait un peu sans toutefois être douloureuse. Je me suis donc renseigné auprès de la dame du gîte pour aller voir un médecin ; j'ai eu la chance d'arriver, vers 8h15, à un moment où il aérait son cabinet et il a pu me prendre en consulation de suite. Ce n'est bien qu'une ampoule et pas un abscès et, après traitement, cela devrait être sans conséquence. Pour les talons d'Achille, il m'a prescrit des chevillères compensatrices et des anti-inflammatoires à nouveau ; le repos d'aujourd'hui me fait déjà du bien ; et puis rincer l'inflammation en buvant énormément est effectivement efficace, merci Bruno, pour empêcher que cela ne s'aggrave et pour aider à ce que cela passe.
Du coup, aujourd'hui, passage à la laverie pour chasser la saleté du linge en profondeur, café en terrasse avec Freddy - un Vendéen de 26 ans que j'ai déjà vu avant et aujourd'hui rencontré à la laverie et qui fait le chemin depuis trois semaines, depuis Genève -, petit repas, visite de Figeac, moment de lecture sur un banc ombragé dans un parc en bordure du Lot et nouveau passage à la bibliothèque de Figeac.
Sinon, côté santé, ça roule. Pas de douleur au dos à cause du sac, ni de courbatures musculaires à cause de l'effort de marche, seuls les pieds encaissent et je vais tâcher d'en prendre soin. Je dois être trop bien entraîner, merci compagnons de randonnée, de l'hiver de l'été, il n'aura pas été vain de me voir porter un sac de pommes sur la route ramassées à l'automne dernier, ou des conserves de crème Mont-Blanc pour le dîner, au printemps vers Laon mais sûrement ;).
Vous avez l'explication pour les pieds, pour les sandales (c'est journée farniente, les pieds aérés), mais pourquoi cette thématique bovine au fil de ce blog, pourquoi cette série de photos de vaches ?
Et bien d'abord, c'est un jeu pour les enfants : parmi les cinq photos, trouvez l'intrus. Pas trop difficile.
Et puis c'est un clin d'oeil aux vaches sacrées de la bibliothèque Georges-Brassens... je veux dire à la boviphilie et à l'indomania (Sylvie, Valérie, hello !) de Georges-Brassens dont les signets portent toujours la moustache, n'est-ce pas les filles ? Vous aurez reconnu la citation cinéphilique du film Taxi (Et là, c'est Sophie que j'entends hurler, qui DETESTE, entre autres choses, Taxi et ce que fait Luc Besson) Mais excusez-moi, on ne dit pas "les filles" mais "Mesdames, mesdemoiselles" (Salut à Mamadou, mon ami notre vigile). J'espère donc que vous apprécierez ces quelques vaches. J'en ai finis avec ces private jokes insolentes et rès professionnelles, et puis je ne mettrai plus trop de vaches désormais. A propos de professionnelle, Michèle, le café qui apparaissait en photo dans un message précédent était à 1,10 Euros, 10 centimes plus cher que celui du Zango de la rue Daguerre, et sans le gingembre confis. A bientôt.
Enfin, pour reparler du Chemin, c'est par les vaches, un hommage à l'Europe, dans la mythologie grecque, dont la légende fait la part belle à un boeuf, je ne me souviens plus exactement dans quels termes mais je vous laisse vous renseigner, je ne voudrais pas tomber dans le journal scabreux de faits divers. Le chemin est aussi cela, un chemin très terrien et très européen. Ces derniers jours, c'est la langue allemande que j'ai eu à utiliser et à me rappeler fissa tant bien que mal, pour parler un petit peu avec Wolfgang et avec Astrid. J'ai croisé aussi un Néerlandais venu de Maastricht, d'autres Allemands, des Canadiens, un Américain, et je crois que cette belle multiplicité des nationalités va aller se développant, surtout en Espagne.
Voilà, et puis, il y a eu ce mot d'une dame lyonnaise, d'une voix un peu maniérée mais très douce, alors que nous parlions des races d'Aubrac et de Salers en passant devant un pré à vaches, que "quand même ce doit être barbant d'être une vache"... Et nous marchons, nous avançons, et elles sont là, impavides, tranquilles et sûres.
Avec cette journée de repos, au dixième jour, je suis impatient de reprendre la route demain, d'aller plus loin. Je dépasse très bientôt mon nombre maximum de jours consécutifs marchés, et il devient pour moi très réel qu'il s'agit d'une aventure de longue haleine, de longue distance. Beaucoup de choses déjà ont été vécues, se sont passées et ont été passées, et encore beaucoup de choses différentes, imprévisibles m'attendent alors que je ne suis qu'à un petit quart de mon parcours. Quel sens cela a-t'il ou cela va-t'il prendre, je ne sais pas trop ?
Je sais que je n'ai absoluement aucune envie d'arrêter en cours de route, ce pour quoi j'ai pris le temps d'une pause aujourd'hui. Je sais que je suis extrêmement bien dans la marche, le ruban du chemin se déroulant sous les pieds et jusqu'à l'horizon (mais la part de la fuite en avant ?). Les rencontres et les moments partagés me plaisent, et j'apprends à goûter concrètement les petits moments concrets, d'une vue, d'une pause café, d'une circonstance étonnante de rencontre, d'un bon repas (j'espère que je vis cela authentiquement?).
Trop de questions qui trouvent presque d'elles-mêmes leur réponse. Je ne suis pas encore assez fatigué par la marche, on dirait, ou alors c'est le mauvais côté d'une journée de repos. La journée va se poursuivre paisiblement, j'ai repris la 1/2 pension d'hier, repas commun et chambre de quatre, ce sera très bien, avec la dsympathique dame du gîte qui commence à me connaître. Et puis ensuite, vivement la route, en direction de Cahors.
Je serai sans doute dans ce blog par la suite un peu plus sobre, en textes et en photos, que ces deux derniers jours. Je ne sais pas, l'avenir nous le dira.
Portez-vous bien, bon vent à tous !
Sylvain
mardi 26 août 2008
Conclusion de ces messages de Figeac
18h30, la bib. va fermé ; si j'avais autre chose à dire, cela attendra, et d'autres photos aussi, qui attendront un peu.
Et moi, je dis,
Vive les bibliothèques publiques !
et,
A la douche !
Salut à tous, à bientôt,
Sylvain
Et moi, je dis,
Vive les bibliothèques publiques !
et,
A la douche !
Salut à tous, à bientôt,
Sylvain
"La vie quotidienne au temps des" pèlerins d'aujourd'hui






Bonjour tout le monde,
Devinez où je suis ?
Ah, ah... à Figeac, à la bibliothèque municipale, après avoir fait mes transferts de photos au Pont jeunes de la ville, où l'on m'a accordé 1/2h reconductible si personne d'autre ne se présente... Incroyable mais vrai ! Mes sacs sont déposés au gîte où m'attends la 1/2 pension, mais je n'ai pas encore pris de douche ni même enlevé mes chaussures, pour crapahuter à travers la ville à la recherche de connexions Internet ; vous devriez culpabiliser, je vous le dis.
Bon, les étapes des trois derniers jours ont été les suivantes :
- dimanche, Estaing-Conques finalement, soit environ 35km après le repos de la veille. Du coup j'ai retrouvé Sébastien à Conques pour son dernier soir, ainsi qu'un certains nombres de visages connus que je retrouverai sans doute plus loin à nouveau. J'étais en forme, j'ai reconnu des endroits où j'étais passé avec le chien errant il y a quelques années. Le départ s'est fait de bonne heure, avec achat de viennoiseries à la boulangerie et p'tit déj. d'un jus d'orange et d'un café double au premier café ouvert, en compagnie des autres randonneurs du dortoir d'Estaing où la soirée avait été très bonne et très nourrissante.
Départ façon station de montagne, dans la brume et la fraîcheur du petit matin, par une belle ascension. Puis une très belle route toute la journée.
L'arrivée sur Conques est toujours aussi magique, l'accueil y est chaleureux et l'atmosphère développée par l'architecture extrêmement émouvante. Le soir, après le repas, complies et bénédiction des pèlerins ; puis un concert de harpe, d'orgue et de flûte où ont résonné quelques mélodies anglaises de la Renaissance et des airs de Bach parfaitement accordés à l'élévation du lieu. J'ai écouté le dernier morceau de l'extérieur de l'église, assourdi mais audible, sous un grand ciel clair étoilé, devant le silence de la chapelle... Magique je vous dis.
- Le lendemain, Conques-Livinhac-le-Haut, 24,5km.
C'était une rude étape : partir de Conques, c'était laisser derrière un tronçon un peu complet du Chemin, en plus déjà un peu connu, pour partir vers autre chose, comme un nouveau premier départ ; c'était aussi laisser Sébastien et une partie des connaissances de la première semaine pour aller plus loin seul ; enfin, ce n'était pas une étape très agréable, moyenne distance mais beaucoup de bitume, comme si la route voulait annoncer que l'on passait à un autre milieu, avec une plus grande densité d'habitation aussi, et l'affreuse ville de Decazeville.
Heureusement, la soirée est excellente. Je retrouve de la veille un monsieur appelé Wolfgang, venu depuis Berlin, et qui marche avec un monsieur Richard, du Doubs, et avec un Sébastien à nouveau, de la Jumellière (Anjou), si si. Au gîte communal de Livinhac, sur les talents culinaires de Wolfgang, nous avons mutualisé nos achats à la supérette pour le dîner et pour le petit-déjeûner, qui furent succulents et copieux : salade de crudités (salade, tomate, avocat, oignon, roquefort), omelette au jambon fumé, oignons et comté, pâtes à la sauce tomate, salade de fruits frais et biscuits... gigantesque.
Sébastien l'Angevin arrête aujourd'hui, mais j'espère pouvoir lui reparler grâce à son portable. Assez autodidacte, il a monté une entreprise d'écoconstruction, de la conception à la réalisation, et nous aurions en commun l'idée de suivre un stage de taille de pierre. Ce serait chouette de faire cela avec lui.
Je retrouverai sans doute plus loin Richard et Wolfgang.
-aujourd'hui, Livinhac-Figeac, 24km.
La route a été nettement plus agréable qu'hier, davantage de sentier, un départ dans la brume qui s'est ensuite dégagée pour donner un journée de bonne chaleur mais pas étouffante, et puis, comme hier, nous suivons principalement une route de crête qui ouvre des panoramas plongeants très larges sur des collines encore escarpées, couvertes de cultures mais aussi de beaucoup de bois, s'entremêlant et d'étageant vers l'horizon devant et sous nous.
Nous sommes à présent dans un pays de vaches à lait, de maïs.
Et puis, sur la route de Figeac, on passe par deux magnifiques chapelles romanes, celle de Guirande (peintures murales) et celle de Saint-Félix (une scène d'Adam et Eve en tympan).
Figeac, c'est la première vraie ville traversée, plus trop l'habitude.
Normalement, Cahors, ce devrait être pour vendredi soir ou samedi soir.
Je m'occupe maintenant de joindre des photos, avant que quelqu'un n'arrive, puis j'aurais peut-être encore le temps de vous dire quelques mots, sinon,
à la prochaine.
Sylvain
Devinez où je suis ?
Ah, ah... à Figeac, à la bibliothèque municipale, après avoir fait mes transferts de photos au Pont jeunes de la ville, où l'on m'a accordé 1/2h reconductible si personne d'autre ne se présente... Incroyable mais vrai ! Mes sacs sont déposés au gîte où m'attends la 1/2 pension, mais je n'ai pas encore pris de douche ni même enlevé mes chaussures, pour crapahuter à travers la ville à la recherche de connexions Internet ; vous devriez culpabiliser, je vous le dis.
Bon, les étapes des trois derniers jours ont été les suivantes :
- dimanche, Estaing-Conques finalement, soit environ 35km après le repos de la veille. Du coup j'ai retrouvé Sébastien à Conques pour son dernier soir, ainsi qu'un certains nombres de visages connus que je retrouverai sans doute plus loin à nouveau. J'étais en forme, j'ai reconnu des endroits où j'étais passé avec le chien errant il y a quelques années. Le départ s'est fait de bonne heure, avec achat de viennoiseries à la boulangerie et p'tit déj. d'un jus d'orange et d'un café double au premier café ouvert, en compagnie des autres randonneurs du dortoir d'Estaing où la soirée avait été très bonne et très nourrissante.
Départ façon station de montagne, dans la brume et la fraîcheur du petit matin, par une belle ascension. Puis une très belle route toute la journée.
L'arrivée sur Conques est toujours aussi magique, l'accueil y est chaleureux et l'atmosphère développée par l'architecture extrêmement émouvante. Le soir, après le repas, complies et bénédiction des pèlerins ; puis un concert de harpe, d'orgue et de flûte où ont résonné quelques mélodies anglaises de la Renaissance et des airs de Bach parfaitement accordés à l'élévation du lieu. J'ai écouté le dernier morceau de l'extérieur de l'église, assourdi mais audible, sous un grand ciel clair étoilé, devant le silence de la chapelle... Magique je vous dis.
- Le lendemain, Conques-Livinhac-le-Haut, 24,5km.
C'était une rude étape : partir de Conques, c'était laisser derrière un tronçon un peu complet du Chemin, en plus déjà un peu connu, pour partir vers autre chose, comme un nouveau premier départ ; c'était aussi laisser Sébastien et une partie des connaissances de la première semaine pour aller plus loin seul ; enfin, ce n'était pas une étape très agréable, moyenne distance mais beaucoup de bitume, comme si la route voulait annoncer que l'on passait à un autre milieu, avec une plus grande densité d'habitation aussi, et l'affreuse ville de Decazeville.
Heureusement, la soirée est excellente. Je retrouve de la veille un monsieur appelé Wolfgang, venu depuis Berlin, et qui marche avec un monsieur Richard, du Doubs, et avec un Sébastien à nouveau, de la Jumellière (Anjou), si si. Au gîte communal de Livinhac, sur les talents culinaires de Wolfgang, nous avons mutualisé nos achats à la supérette pour le dîner et pour le petit-déjeûner, qui furent succulents et copieux : salade de crudités (salade, tomate, avocat, oignon, roquefort), omelette au jambon fumé, oignons et comté, pâtes à la sauce tomate, salade de fruits frais et biscuits... gigantesque.
Sébastien l'Angevin arrête aujourd'hui, mais j'espère pouvoir lui reparler grâce à son portable. Assez autodidacte, il a monté une entreprise d'écoconstruction, de la conception à la réalisation, et nous aurions en commun l'idée de suivre un stage de taille de pierre. Ce serait chouette de faire cela avec lui.
Je retrouverai sans doute plus loin Richard et Wolfgang.
-aujourd'hui, Livinhac-Figeac, 24km.
La route a été nettement plus agréable qu'hier, davantage de sentier, un départ dans la brume qui s'est ensuite dégagée pour donner un journée de bonne chaleur mais pas étouffante, et puis, comme hier, nous suivons principalement une route de crête qui ouvre des panoramas plongeants très larges sur des collines encore escarpées, couvertes de cultures mais aussi de beaucoup de bois, s'entremêlant et d'étageant vers l'horizon devant et sous nous.
Nous sommes à présent dans un pays de vaches à lait, de maïs.
Et puis, sur la route de Figeac, on passe par deux magnifiques chapelles romanes, celle de Guirande (peintures murales) et celle de Saint-Félix (une scène d'Adam et Eve en tympan).
Figeac, c'est la première vraie ville traversée, plus trop l'habitude.
Normalement, Cahors, ce devrait être pour vendredi soir ou samedi soir.
Je m'occupe maintenant de joindre des photos, avant que quelqu'un n'arrive, puis j'aurais peut-être encore le temps de vous dire quelques mots, sinon,
à la prochaine.
Sylvain
samedi 23 août 2008
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