





Bonjour tout le monde,
Devinez où je suis ?
Ah, ah... à Figeac, à la bibliothèque municipale, après avoir fait mes transferts de photos au Pont jeunes de la ville, où l'on m'a accordé 1/2h reconductible si personne d'autre ne se présente... Incroyable mais vrai ! Mes sacs sont déposés au gîte où m'attends la 1/2 pension, mais je n'ai pas encore pris de douche ni même enlevé mes chaussures, pour crapahuter à travers la ville à la recherche de connexions Internet ; vous devriez culpabiliser, je vous le dis.
Bon, les étapes des trois derniers jours ont été les suivantes :
- dimanche, Estaing-Conques finalement, soit environ 35km après le repos de la veille. Du coup j'ai retrouvé Sébastien à Conques pour son dernier soir, ainsi qu'un certains nombres de visages connus que je retrouverai sans doute plus loin à nouveau. J'étais en forme, j'ai reconnu des endroits où j'étais passé avec le chien errant il y a quelques années. Le départ s'est fait de bonne heure, avec achat de viennoiseries à la boulangerie et p'tit déj. d'un jus d'orange et d'un café double au premier café ouvert, en compagnie des autres randonneurs du dortoir d'Estaing où la soirée avait été très bonne et très nourrissante.
Départ façon station de montagne, dans la brume et la fraîcheur du petit matin, par une belle ascension. Puis une très belle route toute la journée.
L'arrivée sur Conques est toujours aussi magique, l'accueil y est chaleureux et l'atmosphère développée par l'architecture extrêmement émouvante. Le soir, après le repas, complies et bénédiction des pèlerins ; puis un concert de harpe, d'orgue et de flûte où ont résonné quelques mélodies anglaises de la Renaissance et des airs de Bach parfaitement accordés à l'élévation du lieu. J'ai écouté le dernier morceau de l'extérieur de l'église, assourdi mais audible, sous un grand ciel clair étoilé, devant le silence de la chapelle... Magique je vous dis.
- Le lendemain, Conques-Livinhac-le-Haut, 24,5km.
C'était une rude étape : partir de Conques, c'était laisser derrière un tronçon un peu complet du Chemin, en plus déjà un peu connu, pour partir vers autre chose, comme un nouveau premier départ ; c'était aussi laisser Sébastien et une partie des connaissances de la première semaine pour aller plus loin seul ; enfin, ce n'était pas une étape très agréable, moyenne distance mais beaucoup de bitume, comme si la route voulait annoncer que l'on passait à un autre milieu, avec une plus grande densité d'habitation aussi, et l'affreuse ville de Decazeville.
Heureusement, la soirée est excellente. Je retrouve de la veille un monsieur appelé Wolfgang, venu depuis Berlin, et qui marche avec un monsieur Richard, du Doubs, et avec un Sébastien à nouveau, de la Jumellière (Anjou), si si. Au gîte communal de Livinhac, sur les talents culinaires de Wolfgang, nous avons mutualisé nos achats à la supérette pour le dîner et pour le petit-déjeûner, qui furent succulents et copieux : salade de crudités (salade, tomate, avocat, oignon, roquefort), omelette au jambon fumé, oignons et comté, pâtes à la sauce tomate, salade de fruits frais et biscuits... gigantesque.
Sébastien l'Angevin arrête aujourd'hui, mais j'espère pouvoir lui reparler grâce à son portable. Assez autodidacte, il a monté une entreprise d'écoconstruction, de la conception à la réalisation, et nous aurions en commun l'idée de suivre un stage de taille de pierre. Ce serait chouette de faire cela avec lui.
Je retrouverai sans doute plus loin Richard et Wolfgang.
-aujourd'hui, Livinhac-Figeac, 24km.
La route a été nettement plus agréable qu'hier, davantage de sentier, un départ dans la brume qui s'est ensuite dégagée pour donner un journée de bonne chaleur mais pas étouffante, et puis, comme hier, nous suivons principalement une route de crête qui ouvre des panoramas plongeants très larges sur des collines encore escarpées, couvertes de cultures mais aussi de beaucoup de bois, s'entremêlant et d'étageant vers l'horizon devant et sous nous.
Nous sommes à présent dans un pays de vaches à lait, de maïs.
Et puis, sur la route de Figeac, on passe par deux magnifiques chapelles romanes, celle de Guirande (peintures murales) et celle de Saint-Félix (une scène d'Adam et Eve en tympan).
Figeac, c'est la première vraie ville traversée, plus trop l'habitude.
Normalement, Cahors, ce devrait être pour vendredi soir ou samedi soir.
Je m'occupe maintenant de joindre des photos, avant que quelqu'un n'arrive, puis j'aurais peut-être encore le temps de vous dire quelques mots, sinon,
à la prochaine.
Sylvain
Devinez où je suis ?
Ah, ah... à Figeac, à la bibliothèque municipale, après avoir fait mes transferts de photos au Pont jeunes de la ville, où l'on m'a accordé 1/2h reconductible si personne d'autre ne se présente... Incroyable mais vrai ! Mes sacs sont déposés au gîte où m'attends la 1/2 pension, mais je n'ai pas encore pris de douche ni même enlevé mes chaussures, pour crapahuter à travers la ville à la recherche de connexions Internet ; vous devriez culpabiliser, je vous le dis.
Bon, les étapes des trois derniers jours ont été les suivantes :
- dimanche, Estaing-Conques finalement, soit environ 35km après le repos de la veille. Du coup j'ai retrouvé Sébastien à Conques pour son dernier soir, ainsi qu'un certains nombres de visages connus que je retrouverai sans doute plus loin à nouveau. J'étais en forme, j'ai reconnu des endroits où j'étais passé avec le chien errant il y a quelques années. Le départ s'est fait de bonne heure, avec achat de viennoiseries à la boulangerie et p'tit déj. d'un jus d'orange et d'un café double au premier café ouvert, en compagnie des autres randonneurs du dortoir d'Estaing où la soirée avait été très bonne et très nourrissante.
Départ façon station de montagne, dans la brume et la fraîcheur du petit matin, par une belle ascension. Puis une très belle route toute la journée.
L'arrivée sur Conques est toujours aussi magique, l'accueil y est chaleureux et l'atmosphère développée par l'architecture extrêmement émouvante. Le soir, après le repas, complies et bénédiction des pèlerins ; puis un concert de harpe, d'orgue et de flûte où ont résonné quelques mélodies anglaises de la Renaissance et des airs de Bach parfaitement accordés à l'élévation du lieu. J'ai écouté le dernier morceau de l'extérieur de l'église, assourdi mais audible, sous un grand ciel clair étoilé, devant le silence de la chapelle... Magique je vous dis.
- Le lendemain, Conques-Livinhac-le-Haut, 24,5km.
C'était une rude étape : partir de Conques, c'était laisser derrière un tronçon un peu complet du Chemin, en plus déjà un peu connu, pour partir vers autre chose, comme un nouveau premier départ ; c'était aussi laisser Sébastien et une partie des connaissances de la première semaine pour aller plus loin seul ; enfin, ce n'était pas une étape très agréable, moyenne distance mais beaucoup de bitume, comme si la route voulait annoncer que l'on passait à un autre milieu, avec une plus grande densité d'habitation aussi, et l'affreuse ville de Decazeville.
Heureusement, la soirée est excellente. Je retrouve de la veille un monsieur appelé Wolfgang, venu depuis Berlin, et qui marche avec un monsieur Richard, du Doubs, et avec un Sébastien à nouveau, de la Jumellière (Anjou), si si. Au gîte communal de Livinhac, sur les talents culinaires de Wolfgang, nous avons mutualisé nos achats à la supérette pour le dîner et pour le petit-déjeûner, qui furent succulents et copieux : salade de crudités (salade, tomate, avocat, oignon, roquefort), omelette au jambon fumé, oignons et comté, pâtes à la sauce tomate, salade de fruits frais et biscuits... gigantesque.
Sébastien l'Angevin arrête aujourd'hui, mais j'espère pouvoir lui reparler grâce à son portable. Assez autodidacte, il a monté une entreprise d'écoconstruction, de la conception à la réalisation, et nous aurions en commun l'idée de suivre un stage de taille de pierre. Ce serait chouette de faire cela avec lui.
Je retrouverai sans doute plus loin Richard et Wolfgang.
-aujourd'hui, Livinhac-Figeac, 24km.
La route a été nettement plus agréable qu'hier, davantage de sentier, un départ dans la brume qui s'est ensuite dégagée pour donner un journée de bonne chaleur mais pas étouffante, et puis, comme hier, nous suivons principalement une route de crête qui ouvre des panoramas plongeants très larges sur des collines encore escarpées, couvertes de cultures mais aussi de beaucoup de bois, s'entremêlant et d'étageant vers l'horizon devant et sous nous.
Nous sommes à présent dans un pays de vaches à lait, de maïs.
Et puis, sur la route de Figeac, on passe par deux magnifiques chapelles romanes, celle de Guirande (peintures murales) et celle de Saint-Félix (une scène d'Adam et Eve en tympan).
Figeac, c'est la première vraie ville traversée, plus trop l'habitude.
Normalement, Cahors, ce devrait être pour vendredi soir ou samedi soir.
Je m'occupe maintenant de joindre des photos, avant que quelqu'un n'arrive, puis j'aurais peut-être encore le temps de vous dire quelques mots, sinon,
à la prochaine.
Sylvain
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